Aux heures les plus belles de l'été, alors que les oiseaux picoraient le sol à la recherche de mi de pain, Elle marchait dans l'herbe. Ses pieds nus vernis d'un rouge claire se déposaient sur l'herbe jaunie par le temps. Le ciel était d'un bleu turquoise, et il se reflétait sur les pare-brises des voitures. Elle est assise sur la pelouse de son ancienne maison, qu'elle avait quittée il y a quelques mois. Elle s'allonge dans l'herbe, tout en regardant les nuages. Elle pose la main sur son ventre légèrement arrondi. C'est pour bientôt, se dit-elle. Elle entend soudain des bruits de pas, qu'elle reconnaît aussitôt. Ses sandales claquant sur le sol, et son souffle régulier, c'était obligatoirement lui. Elle se redresse donc, tout en enlevant les herbes qui dorment sur ses cheveux blonds. Elle attrape au passage ses chaussures et les garde à la main. Les bruits de pas se rapprochent. Il est là. Elle se retourne, et le voit. Il n'a pas changé. Il la regarde quelques secondes, puis il sort de sa poche un collier, qu'il lui tend.
- Ce collier t'attendait. Et je t'attendais aussi.
Elle prend le pendentif et le regarde longuement, puis Elle l'attache à son coup. Ils se regardent à nouveau, et enfin, il ose faire le premier pas. Il s'approche et la sers dans ses bras. Il reconnaît cette odeur vanillée, cette odeur qui lui avait tant manqué. Son souffle se repend sur son propre cou. Elle pleure silencieusement, l'émotion est trop forte. Son meilleur ami, Son rayon de soleil. Il ne lui en voulait pas, bien au contraire. Ils se détachent l'un de l'autre, puis il dépose une main sur son épaule, et ils partent tous les deux en direction de la maison qui se tenait devant eux. Elle passe la main sur sa gorge. Elle sent le collier qui est présent. Elle penche la tête vers sa poitrine, et le voit qui orne son c½ur. Le pendentif, qui représente un P, comme Peyton. Elle était revenue.
Il lui ouvre la porte, et elle entre, puis il la suit. La maison n'a pas changé, le sofa est toujours aussi blanc et le papier peint n'a pas changé de couleur. Elle aperçoit le mur à photo. Elle remarque, avec regret, que les photos d'elle ont été enlevées. Il s'apprête à s'excuser, mais elle hoche la tête, elle comprend. Elle aurait fait pareil à sa place. Elle regarde la pièce de gauche à droite, cherchant désespérant sa meilleure amie du regard. Il lui prend le bras et l'entraine vers la cuisine. Avec stupéfaction, elle remarqua que des plateaux de brownies étaient étalés sur la table centrale. Des ingrédients de cuisines trainaient un peu partout, ainsi que des briques de lait, et des tablettes de chocolat.
- Les brownies. Ton gâteau préféré. Elle n'arrête pas d'en faire depuis ton départ. Tout le temps.
Elle plisse les yeux. Elle sait que son retour ne sera pas aussi facile que son départ.
- Où est-elle ?
La porte d'entrée claque. Il se retourne, un sourire sur les lèvres. La nouvelle invitée rentre dans la pièce, un gros paquet de farine dans les bras. Elle fait un petit sourire au jeune homme, n'ayant même pas remarqué qu'elle était là. Elle pose les clés sur le comptoir et se retourne à nouveau. Elle la voit. Le paquet de farine lui échappe des bras, elle a le souffle coupé.
Elle la regarde, avec un sourire gêné. Elle attend qu'elle vienne la serrer dans ses bras. Mais la brune se contente de la regarder.
- Peyton, tu n'aurais pas du revenir.
Elle plisse les yeux. Elle s'y était attendue. Elle regarde le jeune homme, cherchant un peu d'aide, mais il contemple le sol, d'un air lassé. La brune les regarde, puis elle reprend ses clés et sort de la pièce.
- Nathan...
Il s'approche d'elle et la prend dans ses bras. Elle y pleure doucement.
- Il lui faut du temps Peyton.
Elle sèche ses larmes, puis elle pose la main sur son ventre. Heureusement qu'il était là.